AMOUR SILENCIEUX
Chacun commence à entrevoir la sacro-sainte pause de l’été : les congés.
Course aux réservations et tout le tointoin.
Mais ont-ils pensé à tout le monde ? A chaque membre de la famille ?
On n’a pas oublié les enfants ? Ni la grand-mère ? Grand-père ? Ni la belle-mère ? Le poisson rouge ? Le canari ? Le matou ? Et le toutou ?
Les enfants, on les emmène, la grand-mère et le grand-mère pourront bien se débrouiller tout seul pour si peu de temps, le poisson rouge et le canari chez la belle-mère, le voisin viendra nourrir le chat mais le toutou, il prend plus de place et ne peut pas rester tout seul si longtemps. Pension trop chère, pour certains de nos fidèles amis à quatre pattes se sera l’instant T, un aller simple destination cauchemar : l’abandon.
Je vais vous raconter une histoire, notre histoire. Celle qui allait changer toute ma vie. Celle qui remplira chaque seconde, chaque minute, chaque heure …… en instants d’amour partagé, d’échanges silencieux, de complicité …. de bonheur.
Nous nous sommes rencontrés par hasard, nos chemins se sont croisés à un moment crucial de ta vie. Le lendemain, tu partais pour un voyage sans retour : Club SPA. Tu avais 10 mois, ton regard m’a pénétré déjà tu faisais parti de moi.
J’ignorais encore toute ta pénible histoire. Offert à un enfant, ses parents avaient eu vite fait de se débarrasser de toi. Adopter par un homme, il t’avait donner tout ce qu’il pouvait de bons soins, des repas corrects mais il manquait le principal : l’éducation, la sécurité, l’équilibre.
J’allais très vite découvrir ta personnalité. Je disais de toi que tu ressemblais à un bulldozer. Je ne savais jamais comment j’allais découvrir ma maison si je devais m’absenter un moment. Très vite, j’ai du t’aménager un coin confortable à l’abri dehors en plus attaché pour éviter de retrouver mon intérieur dévasté.
Tu voulais à tout prix t’enfuir. Je n’oublierais jamais comment une nuit, tu t’es retrouvé coincé entre une fenêtre et un volet. Tu avais défoncé la vitre mais le bois lui t’a résisté. Heureusement, tu ne t’étais pas coupé.
J’ai vécu trois mois avec ton désarroi, j’étais consciente qu’il fallait en passer par là pour que tu comprennes qu’encore tu avais changé de domicile. Je n’ai jamais baissé les bras, je lisais dans tes yeux ta peur, ta détresse. J’espèrais que tu comprennes que dans mes mots, mes gestes je voulais te donner cette vie que tu méritais tant. Un jour j’ai décidé qu’il était temps que je sache si tu étais un peu plus rassuré. Miracle, tu n’avais pas bougé, tu avais compris. J’ai su que plus jamais, tu ne ressemblerais à une tornade.
Je n’ai pas oublié non plus lorsque tu as pris la fuite profitant du portail mal fermé. J’ai passé trois jours à sillonner les routes en voiture, je t’ai retrouvé, j’ai du m’arrêter, je me suis mise à pleurer sur le volant de bonheur et de soulagement. Tu ne t’es pas fait prier pour monter, je t’ai emmené pour une visite complète chez le vétérinaire qui m’a rassuré. Tu étais épuisé mais en bonne santé.
Aujourd’hui, notre histoire dure depuis un peu plus de 8 ans. Nous n’avons plus besoin de nous parler, juste un clin d’oeil, un petit geste. Dans tes yeux, je lis ton amour. Je ne sais pas si tu te rends compte de tout ce que tu me donnes.
Tu es plus humain que certains humains. Toujours là quand j’ai besoin de toi, tu sens si bien lorsque je ne vais pas bien encore plus doux, plus tendre, plus présent. Nous avons nos conversations, je sais que tu me comprends peut-être pas tout. Avec le temps, j’ai découvert ton intelligence. Tu connais mes moindres gestes et tu es capable d’anticiper la suite. Tu m’étonnes encore chaque jour.
Lorsque d’aventure, ton élan t’amène à sauter sur mon lit, je me demande qui est le plus heureux des deux, je crois que c’est moi.
J’aurais tant de choses à dire, les mots ne suffiraient pas dire l’amour que j’ai pour toi.
J’ai banni le mot « chien » de mon vocabulaire parce que tu es bien plus que ça.
Je n’ose même pas penser quand le dernier moment sera venu, la fin d’un monde dans mon coeur.
Je vais quand même vous présenter cet être exceptionnel, c’est PACO mon berger allemand.
Au moment des vacances, pensez à votre compagnon à quatre pattes. Il vous accompagne toute l’année et parce que vous avez envie de villégiature vous l’abandonnez. Je n’aurais jamais de mots assez durs pour ceux qui sont capables d’une telle ignominie.
Faites-vous de même avec tous ceux qui vous gêne ?
Savez-vous que vous pourriez être puni par la loi ?
J’espère qu’à votre retour, vous saurez expliquer aux enfants pourquoi leur compagnon n’est plus là ?
Votre conscience ne doit pas peser bien lourd. Et votre âme est bien noire juste bonne pour l’enfer.
JE T’AIME PACO





Voilà un Paco
bien dans sa peau
Plus que certains humains
il sait faire le bien
par sa présence fidélité
Que votre lien soit félicité
Bonne journée Marie-Pierre
bisous Anne
Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...
Votre commentaire sur le site du Marginal Magnifique dans lequel vous évoquez Paco m’a interpellée et me voici sur le vôtre. Votre texte sur votre chien est très touchant et votre volonté de garder ce chien au départ malgré les problèmes qu’il causait, force l’admiration. Moi, qui suis bénévole dans un refuge, je peux vous dire que beaucoup n’ont pas votre constance et qu’il y a bien des chiens à qui il n’est pas donné la chance que vous avez offerte à Paco. Merci de rappeler à l’approche des vacances qu’un animal n’est pas un objet dont on se débarrasse selon son envie. Je comprends le sentiment que vous portez à votre chien et ce merveilleux lien qui vous lie comme le comprendront tous ceux qui le vivent ou l’ont vécu. Bonne journée.
Bonjour,
Je ne tolère pas qu’on offre un animal à quelqu’un comme s’il s’agissait d’un vulgaire objet !! L’animal est un être vivant qui a besoin de soin et d’amour, qu’on se le dise.
J’ai eu un chien (berger allemand) et un chat que nous avons choyés, et leurs pertes nous a tellement mis en peine, que depuis leurs décès nous n’avons pas voulu en avoir d’autres .
J’ai été très malade, au point de ne plus pouvoir bouger de mon canapé de la journée, et mon chien restait la journée entière auprès de moi à me couver du regard et à me .manifester sa tendresse…… il fallait le voir pour le croire : à sa façon il a contribué à l’amélioration de ma santé. Je n’oublierai jamais sa compassion à mon égard.
Amicalement
Coline
Quand nous avons adopté Toutou il y longtemps de cela maintenant, il n’avait pas été non plus éduqué passant de maitre en maitre selon la fantaisie de chacun, il avait peur de tout et des réactions étranges mais nous l’avons gardé aimé et il nous l’a si bien rendu ce brave Toutou, quand la fin est arrivée il a su nous ignorer pour ne pas nous voir souffrir.
Tu as raison Notre Chien ce n’est pas n’importe quel chien mais nous sommes les seuls à le comprendre.
Bonne journée bises Jacqueline
Dernière publication sur Binicaise : Blog en pause pour une durée indéterminée.
C’est beau ! Je suis touché par cet authentique et sincère témoignage d’un amour vrai qui dépasse le cadre des espèces. Tu as su apprivoiser ce marginal…
Moi aussi j’aime Paco, même si je ne le connais pas, il a l’air d’un bon chien
.
Bonne journée, à bientôt.